Aujourd'hui, il est 3h09 et je viens de trouver ce que je ne devais pas chercher.
Je crois que je me suis aussi bien imprégné dans l'idée que cela n'est pas possible. J'ai une envie de pleurer, due à la fatigue ... Il y a 47h exactement, j'allais au lit pour la dernière fois, pour faire languir mon corps de 8h de répit. J'ai envie de pleurer mais je ne pleurerai pas. Ça n'en vaut pas la peine. Ça lui donnerai raison aussi. Mais, elle sait que ce n'est pas ça. J'ai envie de l'inaccessible. Pourquoi je ne peux pas me satisfaire d'un besoin.. non pas rationnel mais tout au moins atteignable. Je m'en veux d'être comme je suis, et même si tu -ne- me comprends -pas-, ça m'énerve de me savoir aussi complexe.. indéchiffrable comme une énigme qui n'a finalement pas vraiment de but.
J'en ai marre de me faire des films aussi, pourtant seule source d'imagination qui pourrait émaner de mes pensées. Je regrette que cela soit à des fins si déplorables, pitoyables presque aux vues de leur efficacité.
J'ai pourtant passé d'agréables moments ces derniers temps. Sourire aux lèvres ou tout au moins au fond de ma pensée. Jalousie qui pointe son nez. Sentiments qui je voudrais contrôler. Et ça y est tout n'est plus parfait.
Je n'en suis pas triste, quoiqu'on pourrait croire en lisant n'importe laquelle de mes ébauches, en me regardant dans mes honteuses débauches, je ne suis pas triste. Seulement perfectionniste. Perfectionniste -à tendance bègue depuis ces dernières lignes- qui n'a pas ce qu'il souhaite et qui trouve ça dommage.
Il ne sait pas à quelle personne je dois parler. Alors il va me faire passer pour quelqu'un de probablement perdu, dans ses questions, dans ses pensées, dans ses illusions. Je suis pourtant bien entouré. Je sais à qui donner ma confiance, je peux compter sur des gens honnêtes et sains. Dans l'ensemble j'ai même un environnement totalement sain et privilégié, ce qui n'est pas à plaindre. Je pratique les loisirs que je veux, avec la possibilité permanente de pouvoir les exercer. J'ai tout un tas de privilèges, de possibilités et je ne souhaite que le reste.
Il est 3h24 et j'écris lentement. Georgette est morte et sa remplaçante gît à ma droite, fièrement, d'un air que l'ont pourrait même qualifier de hautain... Soit, il en est ainsi. Je n'est même pas de musique, ce qui est au demeurant très rare vu l'importance de cet art à mes yeux. Il se demanderait même si la musique ne lui a pas manqué aujourd'hui. Je ne pense pas. Je ne pense plus pour être plus exact car, aussi agréable fut-elle, ma journée fut néanmoins plutôt bizarre.
Il est 3h30! Je commence à ne plus savoir quoi écrire pourtant je sais que je n'ai encore pas dit ce qu'il eut fallu que je dise. C'est pourtant d'une simplicité infantile, frisant presque le stade embryonnaire de l'évolution mais pourtant ça ne sort pas. Une sorte de blocage au niveau des mains, qui continuent pourtant
d'écrire.. de débiter un flot inutile de paroles, souvent même, assez incompréhensibles.
Il est 3h33 et quelqu'un pense à moi. J'aimerai probablement que cela soit une personne en particulier mais pourtant il n'en sera rien c'est évident.
Et de toute façon il est déjà trop tard, voici 3h34. C'est donc avec une certaine amertume que démarre cette nouvelle minute de réflexion.
Je me souviens désormais que j'avais envie de pleurer.. La cause de cette envie soudaine a probablement disparu. Je décide de remédier au problème musical une bonne fois pour toute. Je me retrouve donc une nouvelle fois nez à nez avec la suppression totale de ma bibliothèque, pourtant assez conséquente de mon lecteur audio. Il n'en est rien. Je le recharge et patiente.
Il est 3h38 et mon lecteur est enfin chargé. La musique démarre donc paisiblement. Un certain Saez démarre sa chanson. Je continue cet article, me voulant imperturbable. Je n'ai encore rien dit. Il semblerait qu'ils (elle serait un terme plus exact mais plus personnel) aient raison. Je parle sans dire, J'écris sans raconter. Je me défile afin d'éviter ce que je ne veux pas faire.
"[...] Lumière obscure ♪"
Ma soirée d'hier m'a relativement changé les idées cependant, je retrouve des interrogations que je ne veux pas voir surgir.
"[...] Mon dieu que tu es belle ♪"
Je voudrais ce texte intemporel... est-ce pour cela que j'ai du mal à décrire précisément ce que je veux ??
Encore une question inutile.
"[...] J'aurais aimé t'aimer ♪"
Je commence à trembler, ce passage là me fait toujours frissonner de toute façon...
"[...] Mais c'est plus fort que moi
♪ Tu vois je n'y peux rien
♪ Ce monde n'est pas pour moi
♪ Ce monde n'est pas le mien "
Je recommence difficilement mon écriture tardive. Il est 3h50. Le même chanteur reprend.
♪ "Usé par le silence"
Je décide de me lancer, profitant certainement de cet instant de faiblesse. J'ai passé deux jours magnifiques. Je ne sais pas pourquoi... malgré certaines péripéties amnésiques... une bonne journée suivie d'une soirée, cinématographique puis gastronomique, des plus agréables dans une compagnie qui l'était encore plus.
♪ "Et le c½ur plein d'espoir"
La journée qui suit l'est -quasiment- tout autant. Recherche des cadeaux. Deux révélations et 70¤ plus tard les cadeaux sont emballés habilement. La musique de la soirée n'attend plus que nos bras pour atteindre la salle.
Non sans rire, ni avoir mal aux bras, nous arrivons, musique et cadeaux en poche. Vêtements propres et préparés nous partons pour la soirée.
♪ "On oublie qu'il fait noir"
Agitée mais fun. Plusieurs péripéties après je me retrouve assis à veiller sur elle. Elle dort. Ce n'est pas la première fois que je la voit dormir mais cette fois ci me semble être une première. J'ai un moment de peur. Puis elle se relève, chute puis repart. Ma peur s'est dissipée mais j'ai désormais la tête ailleurs. Je ne devrais probablement pas. Je sais que ça ne mène à rien mais c'est comme ça..je voudrais y croire.
♪ "Un jour on s'est aimé
♪ Et ce jour c'est demain"
Je n'ai toujours pas dormi qu'elle revient, seule, pour finir nos conversations. Nous les continuons tout en somnolant. Nous nous reposons. Nous reparlons. Elle me coiffe. On ouvre les cadeaux pour sa "première troisième fois". Elle me remercie. Je suis heureux. Je ne sais plus à qui je donne ma tête. Elle s'en va.
J'étais pourtant content de m'être ouvert. Mais ce n'est pas suffisant. Elle ne me connait pas. L'autre me connait trop. Celle là a toujours raison, je ne veux pas l'entendre. Je me suis remis à parler un peu plus sérieusement il faut croire. ♪ Happy Together ♪
4h07 ...
4h08 J'ai l'impression d'avoir fini.. mais je sais que je n'ai pas tout dit. Je sais que je n'ai jamais tout dit. Je sais aussi que je ne dirais jamais tout.
4h09 Est-il raisonnable de s'arrêter?
4h10 ... Je n'en peux plus, 40h que je n'ai pas senti la douceur de mon oreiller ou de ma couette. Je resterai tel que je suis. Je resterai silencieux, apeuré de tout gâcher.
John Lennon se met à chanter. Il est l'heure.
Je l'écoute et imagine.... me perd dans mes rêves....
♪ "You may say I'm a dreamer" ♪
Je suis un peu perdu, je désire l'inaccessible... je crois que je n'aurai retenu que ça ... Je trouve ça triste mais je les rassure.
Il a le sourire :)